debout citoyens

Section PCF de Croix, Wasquehal, Hem, Leers,
Lannoy et Lys-lez-Lannoy

Projet Santé et malaises dans les hôpitaux

Il y a 2 années

Projet Santé et malaises dans les hôpitaux

Le malaise des personnels va grandissant, à la hauteur de la souffrance de soignants qui n’en peuvent plus des conditions de travail inhumaines et d’une qualité des soins qu’ils constatent à la baisse, faute de moyens et de personnels suffisants au chevet du malade. Les règles financières ont pris le pas sur le soin et sa qualité, la grande majorité des agents accuse la gestion hasardeuse de la direction.    
Pour les agents : Sous-effectifs, heures supplémentaires non payées, pression et maltraitance institutionnelle, violences aux blocs, réorganisation à l'emporte pièce aux urgences, misère de la gériatrie, contractuels surexploités, cuisines sans cuisinier, sécurité minimum avec problèmes pour la sécurité des biens et des personnes, rappels de congés, burn-out, troubles musculo-squelettiques, dépression, absentéisme …     
Pour les patients : Fermeture de lits, sous-effectif, moins d'écoute, patients envoyés chez eux plutôt qu’en centre de rééducation… Dans les hôpitaux publics, les effets de l’austérité sont très concrets !

Les communistes expriment leur solidarité 
et apportent leur soutien aux personnels en lutte


Les raisons du malaise :    
On observe là les conséquences de la loi HPST (gouv. Fillon 2009) et de la loi santé (gouv. Valls 2014), qui ont pour objectif la déstructuration du système hospitalier français.     
Des services entiers, des établissements sont déjà fermés partout en France.    
A Roubaix-Wattrelos-Tourcoing, le regroupement des centres hospitaliers autour du CHRU de Lille est en préparation depuis quelques années.     
Il ne s'agit pas de coopération, ni de collaboration, c'est-à-dire de travail et d'actions communes pour permettre une meilleure prise en charge et un meilleur fonctionnement de chaque établissement .    
Mais mutualisation, regroupement et gouvernance, qui sont à l'ordre du jour, obligent les directions à se situer dans le cadre prescrit par la loi, avec à la clé des économies d'échelle à opérer. Comme dans les entreprises du privé, la rentabilité est à l'ordre du jour. On procède à des regroupements d'équipes médicales et de services, à des suppressions de services de santé, ce qui est déjà commencé avec le service des urgences par exemple.    
Pour les usagers, l'accès aux soins de proximité, la qualité des soins, l'écoute sont déjà remis en cause.

Nos propositions :    
1 Remboursement à 100% des soins par la Sécurité Sociale    
Il faut renouer avec le projet solidaire, et stopper le dangereux phénomène de renoncement à des soins trop coûteux par une partie de plus en plus importante de la population.

2 Refonder le financement de la protection sociale    
90 % des Français s’opposent désormais à la réduction des dépenses de santé.     
Et chacun devant contribuer à la hauteur de ses moyens.    
Abandonner la fiscalisation de la protection sociale à travers la CSG.     
Supprimer les énormes exonérations de cotisations patronales (censées faciliter l'embauche !! ).    
Mettre à contribution les revenus financiers, comme le sont les revenus du travail .    
Revoir le coût et la distribution des médicaments et produits de santé et les prétentions exorbitantes des industriels qui vampirisent l'hôpital public et la sécurité sociale.

3 En finir avec les regroupements d’hôpitaux    
Repenser totalement l’organisation et le maillage des soins sur le territoire et relancer les centres de santé.     
Renoncer à la politique de création des « hôpitaux usines ». Les regroupements favorisent l’installation d’établissements privés très lucratifs , et renforcent les déserts médicaux ruraux et de quartiers populaires .

4 En finir avec la gestion comptable    
Et en finir avec la  tarification à l’activité, gestion comptable qui a changé profondément la vie des hôpitaux, mais aussi les priorités de santé, et parfois même le sens du travail, traçant une limite entre des activités de soin rentables, qui « rapportent » à l’hôpital, et celles qui le sont moins, et provoquant chez tous les personnels le malaise qui s'exprime en ce moment.


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 Parti communiste français 
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